Lieu : village de Tambiga (à 27 km au sud-est de Fada N’Gourma), Burkina Faso.
Situation :
La province du Gourma accuse un taux de scolarisation parmi les plus bas du pays, et les infrastructures font cruellement défaut. Tambiga et ses 5 villages environnants (7000 habitants) sont particulièrement dépourvus au niveau de l’éducation primaire. La population compte 50% d’enfants en âge d’être scolarisés, de plusieurs ethnies. Les écoles les plus proches se trouvent à 10 et 16 km de Tambiga. Face à une demande pressante, appuyée par le chef du village, un bâtiment très provisoire a été réalisé en 2003, pour accueillir les premiers élèves.
Objectifs :
- Conforter la dynamique de développement global engagée et appuyée par Fondacio, dans une région particulièrement pauvre, en favorisant la scolarisation de plus de 200 enfants de familles rurales démunies.
- Assurer une scolarisation du cours préparatoire première année jusqu’au certificat d’études (cours moyen deuxième année).
- Promouvoir la scolarisation des filles (50%).
- Introduire des modules de formation agricole (jardinage, culture, apiculture, élevage) afin de préparer les élèves à des activités génératrices de revenus.
Bénéficiaires du projet :
Les enfants en âge d’être scolarisés, du village de Tambiga et des villages environnants.
Le corps enseignant, le personnel administratif, le personnel de service, les volontaires et les bénévoles associés au projet.
Les familles concernées : en effet, les enfants scolarisés génèrent des comportements nouveaux auprès des leurs, stimulant l’énergie, l’action et l’activité, notamment de leurs parents.
L’école bilingue concerne les enfants de 7 à 9 ans non encore scolarisés et vivant dans des villages éloignés de plus de 3 km d’une école classique. Par delà le fait de rapprocher l’école du lieu d’habitation des enfants, l’école bilingue présente d’autres éléments novateurs qui font d’elle un modèle d’apprentissage pilote :
un effectif maximum de cinquante élèves par classe dont au moins 50 % de filles.
La priorité donnée à l’enseignement en langues nationales la première année, puis du français.
Un programme rénové intégrant outre les disciplines élémentaires (lecture, écriture et calcul), des enseignements relatifs à la santé/hygiène, nutrition, environnement, civisme, agriculture en relation avec les services techniques spécialisés, la participation communautaire à tous les niveaux et étapes de la vie scolaire (programmes, choix des sites, des maîtres, association des services spécialisés, gestion quotidienne de la vie de l’école, suivi-évaluation, etc.)
En ce qui concerne l’enseignement d’une langue nationale, il s’agit d’enseigner aux enfants la langue « gulmancéma », celle-ci étant la langue de l’ethnie la plus représentée dans le village.
De plus, l’école dispense un enseignement pratique de certaines activités exercées dans les campagnes. Ce choix pédagogique se justifie par le fait ne doit pas aboutir à un simple savoir théorique. C’est ainsi qu’à l’école de Tambiga, les activités comme la production de la fumure organique, la culture attelée, la production des essences forestières et l’élevage moderne sont proposées aux élèves.