Superficie : 237 500 km²
Population : 21,7 millions d’habitants
Croissance : 7,7% (2006)
Monnaie : leu
Langue officielle : roumain
Fête nationale : 1er décembre
Capitale : Bucarest
Après trois années de récession en 1997-1999, la Roumanie a renoué depuis 2000 avec la croissance (+5,7% en 2001, + 4,9% en 2002, + 4,9 % en 2003), tirée par les exportations et l’investissement. En 2004, cette croissance s’est accélérée pour atteindre 8,1%. En 2005, la croissance a ralenti mais est restée soutenue, autour de 4%, dans un contexte de forte demande intérieure. Elle a atteint 7,7% en 2006, ce qui représente sous l’aspect de la dynamique la deuxième performance après 2004. Le pays est confronté à d’importantes entrées de capitaux et à une forte appréciation du leu qui creuse les déficits extérieurs. Cette croissance soutenue s’est accompagnée d’une désinflation graduelle depuis 2001 (40% début 2001 ; 9,3% fin 2004), qui s’est maintenue à ce niveau en 2005 (9 %), compte tenu des hausses de prix administrés (énergie, notamment), et a nettement baissée en 2006 (5%).
Toutefois, le déficit courant, aggravé en 2004 et en 2005, s’est encore détérioré, atteignant 12% du PIB en 2006, alors qu’en 2002, le déficit courant ne s’élevait qu’à 3,4 % du PIB, 6,1 % en 2003, 7,4% en 2004 et 9,4% en 2005.
En 2005 et 2006, la poursuite des privatisations (énergie, banques) a permis de couvrir une partie du déficit courant. Dans ce contexte, l’inflation, bien qu’en diminution sensible, est restée forte, révélatrice d’une restructuration économique encore largement inachevée.
Le nouveau gouvernement, élu en décembre 2004, a mis en œuvre d’importantes mesures fiscales, principalement un taux unique d’imposition de 16% pour les impôts directs (IS et IRPP). Malgré les défis auxquels s’est trouvé confronté le pays ces dernières années, l’agence de notation Standard & Poors a attribué début septembre 2005 à la Roumanie la notation BBB - qui lui confère le statut d’« investment grade ». L’agence a pris en compte le dynamisme de l’économie roumaine, les perspectives d’intégration européenne, la volonté de réforme, singulièrement dans le domaine de la lutte contre la corruption, qui a en effet été engagée par le gouvernement. La Roumanie, qui s’est vu reconnaître par l’UE à l’automne 2004 le statut d’« économie de marché viable », doit toutefois démontrer qu’elle est capable de résister aux pressions concurrentielles au sein du marché intérieur européen.
Le projet de Fondacio en Roumanie :
- "Tineri Pentru Tineri" (Jeunes pour les jeunes)