Au service des plus démunis
La pauvreté n'est pas quelque chose qui déshumanise. Jésus-Christ, Marie, les apôtres étaient pauvres. C'est la misère et l'exclusion qui peut déshumaniser. La richesse pour soi, la violence aussi déshumanise.
Avec d'autres, Fondacio lutte contre cette lèpre. En apportant une aide concrète et matérielle Fondacio donne la priorité à "être davantage ", plus qu' à "avoir davantage ".
L'essentiel dans le développement, c'est la dignité de la personne. Le plus important n'est pas d'abord de sortir les personnes de la misère mais qu'ils retrouvent une humanité et une dignité quelque soit leurs conditions de vie. Responsabilité, formation et autonomie dominent l'engagement des membres de Fondacio.
Les modalités diffèrent selon les réalités locales. Dans chaque pays des projets adaptés sont mis en place. Par exemple, au Chili, des groupes " d'hommes d'affaires " et des communautés de personnes vivant dans les quartiers pauvres se rencontrent, se découvrent et, ensemble, font le pari de l'espérance. Au Philippines, une cinquantaine de chiffonniers de Payatas sont formés et dispensent des soins élémentaires aux quarante mille résidents de leur bidonville. Au Togo, Sichem proposent à des jeunes stagiaires une formation à se prendre en charge dans le but de servir d'exemple et de promouvoir le développement en milieu rural. En France, des membres de Fondacio aident des personnes en situation d'exclusion (pièges de la drogue et de l'alcool, la solitude, la marginalisation sociale …) à retrouver un réseau de relations qui leur donne repère, dignité et force de vivre.
Vous pouvez vous référer à la rubrique "dans le monde " et vous adresser au " contact " du pays qui vous intéresse.
Témoignage
" A 35 ans, bardé de diplômes, cadre dans une banque, marié et père de 3 enfants, la vie aurait pu être magnifique. Mais je vivais mal en moi et ne sachant comment l'exprimer, j'ai goûté à l'alcool. Quinze ans plus tard j'étais totalement dépendant. Oui j'ai connu ces matins où la seule chose qui compte c'est de calmer cette souffrance physique du manque; et là il n'est plus question de volonté mais de survie. Une seule chose compte pour calmer cette douleur : boire.
Puis un jour le Christ est venu me rencontrer à travers quelqu'un qui a su me témoigner de la confiance de Dieu en l'homme qui était en moi. Il m'a fallu encore plusieurs mois de cet enfer pour accueillir cette parole de Dieu " Choisis la Vie " (Deut 30,19). Reconnaître mon état et suivre volontairement une cure de désintoxication : j'étais vaincu. C'est dur de se reconstruire pour devenir enfin un homme adulte debout devant la Vie, mais quelle victoire !
Aujourd'hui, mes engagements me portent auprès des prisonniers, des " gens de la rue " qui souvent ont sombré, à cause de l'alcool ou de la drogue. Ils me portent aussi vers des personnes plus de mon milieu qui, comme moi à une certaine époque, ne se sentent pas bien dans leur peau ". (Jean-Loïc)