Le tremblement de terre a profondément endommagé les infrastructures, notamment les voies d’accès et la plupart de bâtiments résidentiels en briques. Le séisme a permis de mettre à jour une réalité sociale très vulnérable : dans certains milieux, on parle même d’un séisme social révélant cruellement les inégalités et les déséquilibres.
Nos frères du sud du Chili restent profondément marqués par la violence de la nature qui a laissé de nombreuses personnes et familles sans abri, sans nourriture, dans des rues où plus personne n’ose s’aventurer pour se rendre à l’école ou juste déambuler. Alors que les répliques se succèdent encore à l’heure actuelle, le séisme a laissé de nombreuses personnes dans le découragement, le dénuement, sans projet, sans rêve, sans joie de vivre, sans envie, sans vision d’avenir… Beaucoup de personnes souffrent et nous pouvons les aider aussi, par le moyen de la prière : tous les mardis du mois de mars, Fondacio au Chili appelle à se rassembler au Centre Los Almendros de Santiago afin de prier pour toutes les victimes de la catastrophe, pour les personnes qui connaissent la souffrance et le désespoir. La prière sera nourrie du témoignage d’habitants de la région de Cobquerura, épicentre du séisme, sur ce qu’ils ont vécu et vivent encore.
Fondacio au Chili a réussi à récupérer 45 lits, des draps et des couvertures. Le tout a été acheminé vers Cobquecura. Les jeunes ont pris en charge la distribution de la nourriture, du charbon et d’autres produits de première nécessité, notamment à Peralillo, un village de 10 000 habitants dont le curé de la paroisse est un ami de Fondacio, village très fortement touché par la catastrophe.
Sirve a Chile
La campagne « Sirve a Chile » (Servir le Chili) qui a été lancée dans la volonté de commencer au plus tôt à reconstruire le pays, le soutien par la prière n’est pas inutile en regard des dons et des aides humanitaires : elle est même essentielle. C’est pourquoi la décision a été prise que tous les mardis soir, le même appel à la prière sera lancé avec l’espoir qu’il sera entendu au-delà des frontières chiliennes. De nombreux témoignages à lire sur le blog : http://www.fondacio.cl/ayuda, à la rubrique “MENSAJES”.
« Las Mendiaguas »
Cette opération portant le nom de ces maisons provisoires de 18m² construites en situation d’extrême urgence se poursuit : jusqu’à présent, près de 900 000 dollars ont été recueilli, pour venir en aide aux villages ruraux de la région de Santiago. Tour d’horizon des besoins :
La ville d’Alhue, province de Melipilla, à 80% rurale, peuplée de 10 000 habitants, est située dans une zone très éloignée de la région métropolitaine, ce qui induit des problèmes de liaisons avec la capitale, a besoin de 90 mediaguas
La ville de San Pedro, province de Melipilla, à 90% rurale, peuplée de 10 000 habitants, a besoin de 50 mediaguas et de 150 matelas.
La ville de Calera de Tango, province de Maipo, à 90% rurale, peuplée de 18 000 habitants, a besoin de 25 mediaguas.
L’objectif de Fondacio à travers le projet Un Hogar Mas Digno, est de réunir les fonds pour construire au moins 150 mediaguas équipées d’une valeur de 650 000 dollars chacune, soit environ 930 €.
Vous pouvez continuer à nous faire parvenir vos dons au Siège International de Fondacio en précisant URGENCE CHILI au dos de votre chèque à l’adresse suivante :
Fondacio – URGENCE CHILI
Siège international
5 rue Monsieur
75343 PARIS CEDEX 07
(source : Fondacio)
L’AED apporte son soutien économique
Grâce au soutien économique de l’association internationale Aide à l’Eglise en Détresse (AED), les fidèles des régions du Chili ravagées par le tremblement de terre du 27 février dernier pourront prier dans des chapelles temporaires.
L’AED est en effet en train de prévoir la mise en place d’une quinzaine de structures dans les diocèses les plus touchés, comme Rancagua, Talca, Linares, Chillán, Concepción et Los Angeles, où 70-90% des églises sont aujourd’hui inutilisables.
Le tsunami qui a suivi le tremblement de terre a causé d’autres dégâts, balayant des villages et des petites villes sur la côte. Le nombre de victimes, selon l’Église, oscillerait autour de 500.
D’après des rapports reçus de l’AED, la région aurait subi près de 270 secousses le mois dernier, dont la moitié d’une magnitude 5.0 sur l’échelle de Richter. Plusieurs de ces secousses ont été suivies de tsunamis.
L’AED a donné plus de 211.000 euro pour l’installation de ces chapelles, rapporte Ulrich Kny, coordinateur des projets pour l’Amérique Latine. Chaque chapelle sera en mesure d’accueillir un maximum de 100 personnes. Ulrich Kny espère que ces structures aideront à raviver la vie de l’Eglise au Chili.
L’initiative, précise-t-il, est coordonnée par l’évêque de Rancagua, Mgr Alejandro Goic Karmelic, président de la conférence épiscopale du Chili.
Dans la plupart des zones touchées par les tremblements de terre, souligne-t-il, les messes sont célébrées en plein air, mais d’ici quelques semaines l’hiver arrivera, avec des températures très basses et de fortes pluies.
Relevant que « les personnes vivent dans la crainte de nouvelles secousses et tsunamis », Ulrich Kny commente que « la foi est pour elles la seule source d’espérance » ; « beaucoup ont tout perdu », la construction de ces chapelles est donc très importante car, grâce à elles, les gens pourront exprimer leur foi et ainsi retrouver cette espérance.
(source : www.zenit.org)